L’Éternel est mon berger.
Je ne manquerai de rien.
Grâce à lui, je me repose dans des prairies verdoyantes,
et c’est lui qui me conduit au bord des eaux calmes.
Il me revigore,
et pour l’honneur de son nom, il me conduit sur le droit chemin.
Psaume 23, 1-3
Il y a quelques semaines, j’ai ressenti un besoin impérieux de m’arrêter, d’aller marcher et de prier, gratuitement,
sans but, sans rien avoir à produire.
J’ai pu prendre une demi-journée
bienfaisante pour cela. Le mot « jachère »m’habitait, pour moi-même, mais aussi
pour l’Eglise : nous mettre collectivement
en « jachère » quelques temps pour arrêter
de « carburer », pour nous poser.
Cela me paraissait impossible,jusqu’à ce
Que je prépare l’agenda de Juillet-Août
pour notre paroisse à Nantes : aucune
réunion, aucune soirée, aucun autre RV
que le culte dominical n’était (quasi) prévu !
Alors peut-être que c’est l’occasion collectivement et aussi personnellement de profiter de la coupure d’été pour vivre un temps de « Sabbat » comme la Parole nous y invite.
Je vous partage quelques lignes d’un pasteur(1) sur le sujet :
Cesser de travailler ou d’œuvrer dans nos engagements bénévoles, « nous enseigne la grâce, parce que cela nous permet d’expérimenter la vérité fondamentale que rien de ce que nous faisons ne nous permettra de gagner l’amour de Dieu.
Tant que nous travaillons dur, en utilisant nos dons au service des autres, en éprouvant de la joie dans notre travail en même temps que de la peine, nous sommes toujours en danger de croire que nos actions déclenchent l’amour de Dieu pour nous.
C’est seulement en nous arrêtant, en nous arrêtant vraiment, que nous enseignons à nos cœurs et à nos âmes que nous sommes aimés en dehors de ce que nous faisons. »
Ce qui se joue là n’est pas seulement le repos ou la détente, voire les distractions, mais un ressourcement profond du corps et de l’âme connectés au Seigneur, à la Création et aux autres.
C’est le « bon été » que je nous souhaite à tous !
Pierrot Munch
(1) Peter Scazzero, Rendez-vous quotidiens : être présent à Dieu au fil des jours, chez Exelsis